L’ostéopathie

L’ostéopathie, qu’est ce que c’est ?

L’ostéopathie est une thérapie manuelle où l’on applique une vision globale du corps. On traite alors la cause et non les symptômes.

Le corps n’est autre qu’une enveloppe qui doit continuellement s’adapter aux stimulis externes ou internes afin de continuer à avoir une dynamique nécessaire.

Nous possédons plus de 200 articulations qui se doivent de rester mobiles afin que nous puissions effectuer les gestes du quotidien. En cas de raideurs d’une de ces articulations provoquées par un traumatisme ou tout simplement une usure naturelle, les tissus avoisinants se doivent de modifier leur façon de fonctionner évitant l’inconfort complet à notre mobilisation.

Cependant ces phénomènes d’adaptations que le corps effectue de lui-même sont efficaces jusqu’à une certaine limite. C’est souvent quand ces limites sont dépassées que peuvent apparaitre des douleurs ou de vraies raideurs handicapantes.

Pourquoi consulter ?

L’ostéopathie a diverses actions : prévenir ces différentes raideurs occasionnant de lourdes gênes avec le temps, rechercher la cause à des maux plus ou moins anciens permettant de rétablir la sensation de bien-être et mettre en place des actions visant à ce que l’état de bien être perdure.

Le but est de vérifier que les contraintes de l’accouchement n’ont pas d’impact sur le crâne du nourrisson et de ce fait entrainer des pathologies plus tardives telles que les coliques, les remontés etc…

L’ostéopathie va permettre d’accompagner ces mamans dans leurs maux liés à la grossesse et aux changement physiques, physiologiques et hormonaux ( lombalgies, constipation, nausées, vomissements…)

L’ostéopathie va permettre de faire un suivi de la croissance régulier et d’anticiper certaines pathologies au niveau du rachis notamment.

En prévention, l’ostéopathie va permettre de limiter l’apparition de pathologies en lien avec de gros blocages articulaires plus anciens.

L’ostéopathie va prévenir les blessures en s’assurant que la structure squelettique, musculaire fonctionnent correctement. Et en cas de blessure de les accompagner au mieux en veillant également à traiter d’autres zones implantées par cette blessure afin que la guérison soit plus rapide.

Le but va être d’accompagner les personnes âgées dans l’évolution de leur squelette en soulageant au maximum certaines pathologies liées principalement à l’âge.

L’histoire

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le médecin américain Andrew Taylor Still (1828-1917) a développé une nouvelle compréhension de la santé et de la maladie et a considéré l’être humain comme une unité de corps, d’esprit et d’âme. 

Pour lui, la condition préalable était une bonne mobilité et un bon dynamisme dans toutes les parties du corps. Le but de son examen et de son traitement n’était donc que de détecter les restrictions de mouvement dans les tissus avec les mains, de les éliminer et ensuite de laisser le corps avec une mobilité interne améliorée pour lui-même dans sa propre guérison.

Il a introduit cette nouvelle approche dans le traitement des personnes au public en 1874 et a fondé en 1892 à Kirksville, Missouri, USA, l’American School of Osteopathy (aujourd’hui le Kirksville College of Osteopathic Medicine).

En Europe

En Europe, l’ostéopathie a pris un virage différent. Un étudiant du Dr Stills, l’Anglais Dr John Martin Littlejohn, a apporté l’ostéopathie sur le vieux continent. Ici, l’ostéopathie s’est développée comme une forme de médecine purement manuelle.
En 1917, le Dr Littlejohn a fondé la British School of Osteopathy à Londres, qui existe encore aujourd’hui. Actuellement, l’ostéopathie peut être étudiée dans trois universités de sciences appliquées en Angleterre.
L’ostéopathie y est une profession de santé légalement reconnue depuis 1993. En Belgique et en France, l’ostéopathie est médecine reconnue. L’ostéopathie est pratiquée dans presque tous les pays européens.

Un des étudiants du Dr Still, le Dr William Garner Sutherland (1873-1954), a passé de nombreuses années à étudier l’anatomie du crâne, en particulier les sutures du crâne et leur forme. En 1939, il a présenté le phénomène du mouvement respiratoire primaire. Il s’agit d’un mouvement pulsatoire très fin et indépendant qui peut être ressenti sur le crâne, le coccyx ou d’autres structures du corps et n’est pas liée aux battements du cœur ou à la respiration.

L’ostéopathie a connu un ajout supplémentaire dans les années 1980. Les ostéopathes français Jean-Pierre Barral et Jacques Weischenck se sont beaucoup intéressés aux organes internes et à la manière dont ceux-ci peuvent être examinés et traités ostéopathiquement avec la région dite viscérale.

En France

En France, l’ostéopathie à été introduite par les Docteurs MOUTIN et MANN qui publièrent en 1913 un livre intitulé « Manuel d’Ostéopathie pratique » rédigé d’après STILL. Ce manuel n’eut que peu de retentissement et le développement de cette nouvelle discipline fut d’abord confidentiel. Après un oubli suite à la première guerre mondiale, un autre médecin, le docteur LAVEZZARI, élève du Docteur A.T STILL essaye de relancer l’ostéopathie en 1925, mais sans grand succès. 

Poursuivant son idée, le Docteur LAVEZZARI, établi à Nice, crée la Société Française d’Ostéopathie (S.F.O.) et donne le 7 novembre 1952 une conférence intitulée : « La lésion ostéopathique, mythe ou réalité ? ». 

Il faudra encore attendre quelques années pour que Paul Geny monte la première structure française d’enseignement en ostéopathie. Après cinq procès, ce dernier quitte cependant l’hexagone pour la Grande Bretagne où il ouvre la très réputée école de Maidstone, à ce jour toujours une référence.

Dans les années 1960 grâce à des praticiens qui s’étaient formés au Royaume-Uni ou aux USA, la France progresse sur la voie de l’ostéopathie. Après différents avatars allant de la création du monopole d’exercice pour les seuls médecins (1962) à un projet de loi tué dans l’œuf (1983), la France légalise l’exercice de l’ostéopathie le 4 mars 2002.

Les décret d’application relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie ont été publiés le 25 mars 2007. Il aura fallu attendre ensuite septembre 2014 pour que l’enseignement soit mieux encadré par un référentiel national commun à toutes les écoles, en 5 années.

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